Actus 13 décembre 2002

Action soupe de l'escalade

Pour un retour du traditionnel marché des 4 saisons à Coutance

Dimanche 15 décembre, 17 h., rue de Coutance

Dernières nouvelles

Ferrazino va de l'avant et nous a envoyé une lettre faisant le point de la situation. Nous sommes en bonne voie pour un retour du marché à la rue de Coutance!
La lettre est à disposition à l'HASG-Cumulus.

C'est pas une raison pour baisser les bras! Rendez-vous est donc maintenu pour la soupe de soutien au marché le dimanche 15 dès 17h sur le passage du cortège!

Nous sommes déjà quelques unEs, mais plus on est de fous... appel est ainsi lancé aux volontaires:

- pour éplucher les légumes et préprarer la soupe samedi après-midi (14h.16h.)
- pour installer le stand et la soupe dimanche à 15h
- pour distribuer la soupe dimanche 15 durant le passage du cortège de l'escalade (17-18h)
- pour ranger le stand après le passage du cortège
- pour aller rendre le matériel aux jardins de cocagne lundi

Il faut au moins 8 personnes au total.

Sujets abordés lors de la réunion du mardi 10 décembre (Pv bientôt disponible):

1) Décision de maintenir l'action "mange ta soupe et t'auras du marché". Le cas échéant idées supplémentaires bienvenues.
N'oubliez donc pas d'envoyer encore votre avis de volontariat (d'un simple clic sur ce texte)!

Ferrazino va de l'avant et nous a envoyé une lettre faisant le point de la situation. Nous sommes en bonne voie pour un retour du marché à la rue de Coutance!
La lettre est à disposition à l'HASG-Cumulus.
C'est pas une raison pour baisser les bras! Rendez-vous est donc maintenu pour la soupe de soutien au marché le dimanche 15 dès 17h sur le passage du cortège!



Un incident prétexte à évacuation!

28.11.02: "L'usine Kugler a été évacuée manu militari hier soir", titre le journal le Courrier. Dans l'article, les sources officielles parlent d'un état d'insalubrité, sans lien direct avec le feu de la semaine dernière. Dans un communiqué officiel, c'est ce départ de feu qui est utilisé comme prétexte à l'évacuation, arguant que "le Conseil d'Etat est conscient que cette décision est lourde de conséquences pour les utilisateurs du lieu, mais l'impératif de sécurité prime tout autre intérêt"

La manifestation de jeudi 28.11 qui a débuté à 13h. à la Place Neuve s'est poursuivie dans l'après-midi et devait tourner dans la vieille ville jusque vers 17h., heure de passage des députés. Le cortège de 250 personnes s'est rendu sous les fenêtres de l'Hôtel de Ville pour déposer plus de 2'500 signatures demandant la réintégration des lieux par les occupants ou des solutions de rechange. [Agence de presse gervaisienne, 28.11.02]

Incendie au squat de l'usine Kugler

[relation par la TSR:]

A Genève, l’ancienne usine Kugler squattée depuis deux ans a pris feu ce mercredi matin. Il était 9 heures quand l’alarme a retenti à la centrale des pompiers de la ville. L’immeuble en feu [en fait un feu de poubelles] hébergeait 51 squatters, mais n’a pas fait de blessés. Ce sont surtout les dégagements de fumée qui ont incommodé les habitants. (...)

TSR, 20.11.2002 16:46

[La pétition (qui a été déposée le 28 à l'Hotel-de-Ville)]


- 26 novembre 1989 - 26 novembre 2002 -

Contribution au débat sur le financement de politiques de démocraties de proximité, d'énergies propres, d'intégration locale, de délocalisation de Manor, ou en tout cas de son parkingue, de relocalisation du marché des quatre saisons de la rue de Coutance, d'espaces verts, voire multicolores, de rachat de bureaux et autres espaces vides par les collectivités publiques pour des logements d'urgence en période de crise...

"DÉPRIME CHEZ LES MILITAIRES HELVÉTIQUES

Comment réformer une armée qui ne sert à rien ?"

"Die Weltwoche", Zürich; traduction: Courrier International, 27.11.2002.


A l’écart des combats depuis cinq siècles, l’armée suisse n’a même plus la guerre froide pour horizon stratégique. Il faut donc réformer, revendre le matériel inutile et, surtout, résoudre des questions existentielles.

Cet été encore, l’armée suisse offrait un spectacle pitoyable : la consommation de haschisch chez les soldats semblait être son principal problème, les autorités militaires relevaient une “série inquiétante d’affaires de drogue”, et les recrues se tapaient dessus ou bien se faisaient harceler par leurs lieutenants. Les militaires ne semblaient bons qu’à être donneurs de sperme pour des études génétiques sur la population suisse ou à surveiller les parkings désespérément vides de l’Expo 02*. Un rapport gouvernemental de mars dernier avait fini par ébranler les ultimes certitudes, balayant le vieux mythe selon lequel l’armée suisse aurait sauvé le pays d’une invasion nazie. L’armée suisse semblait avoir perdu tout crédit.

Puis, à la fin de l’été, le ministère de la Défense a brutalement ramené le débat à la réalité : plutôt que de regretter le bon vieux temps, il fallait entreprendre des réformes vigoureuses, en l’occurrence un dégraissage radical. Si la disparition des divisions blindées et du train a provoqué de vives polémiques, le démantèlement de quelque 2 000 chars, véhicules de combat, obusiers et mortiers lourds a été très peu débattu. Même le “Bison” va être mis au placard ! “Bison” est le surnom qui avait été donné à un énorme canon censé freiner l’avancée des troupes du Pacte de Varsovie… lors des manœuvres et scénarios imaginés par les états-majors suisses. Les chars de combat Léopard 2 et les obusiers automoteurs 74-95 finiront également sur le marché de l’occasion, alors même que leur modernisation, décidée il y a cinq ans, aura coûté la bagatelle de 683 500 euros l’unité.

De son côté, l’armée de l’air va se défaire de 31 chasseurs Tiger F5 pour n’en garder que 54. Elle va envoyer à la casse les 20 Mirage de reconnaissance encore en service – à moins qu’elle ne les débarrasse de leurs équipements et ne les vende aux enchères à des particuliers qui voudraient en décorer leur jardin. Bref, une grande braderie de matériel militaire s’annonce. La presse fait remarquer ironiquement que l’Etat a stocké plus de 2 millions d’épingles de sûreté pour ses soldats : deux cents ans de réserve, en somme ! Par ailleurs, 130 000 fusils d’assaut obsolètes reposent dans les caves, et l’armée possède suffisamment de barbelés pour faire trois fois le tour de la Suisse. L’armée vide ses greniers et se sépare d’un matériel qui représente toute une époque, celle de la guerre froide.

L’Europe a changé, les scénarios de crise actuels obéissent à d’autres fantasmes et les armes d’antan ne servent plus à grand-chose. Les états-majors de crise qui veulent s’entraîner aujourd’hui ont beaucoup de mal à inventer une situation stratégique qui nécessite l’intervention de l’armée. Les scénarios de crise sont désormais ceux de crashs d’avion, d’incidents dans des centrales nucléaires et d’attentats terroristes. Les plus imaginatifs évoquent des troubles graves entre membres d’ethnies différentes en guerre dans leur pays d’origine (Serbes contre Albanais) ou bien des affrontements face au crime organisé.

L’armée suisse s’est exercée aux batailles de chars jusque dans les années 80. Elle a franchi le Rhin avec des chars poseurs de ponts et a enfoncé les flancs adverses, récupéré des véhicules en rade avec des blindés de dépannage, acheminé des canons au front avec des obusiers automoteurs et pilonné les routes de l’ennemi par-dessus ses lignes. Les dernières grandes manœuvres – dénommées Dreizack [Trident] – ont vu 10 000 hommes défendre les frontières contre les blindés du Pacte de Varsovie. Dans la folie des années 60, quand furent achetés les premiers Mirage, la Suisse songeait très sérieusement à se procurer des armes nucléaires tactiques.

A cette époque, on était fiché quand on se rendait en Russie et on récoltait un “t’as qu’à aller à Moscou” lorsqu’on critiquait la Suisse. A cette époque, quand les responsables civils et militaires mettaient en scène leurs scénarios de guerre, il y avait toujours un moment où ils s’imaginaient que les troupes du Pacte de Varsovie avaient franchi le Rhin du côté du Liechtenstein. Il fallait alors activer les procédures de mobilisation et ordonner aux vaillants défenseurs de la patrie de se rendre à leurs centres de mobilisation. Munis de leur masque à gaz personnel, de quelques munitions et de trois jours de vivres, ils devaient répondre à l’appel, quitte, en cas de besoin, à se frayer un passage à coups de fusil et à braver une éventuelle attaque au gaz.

Depuis, l’assaut de l’armée Rouge ne fait plus partie des risques majeurs pour notre pays. Il faudrait plutôt apprendre à faire face à des menaces d’un tout autre ordre : un nuage radioactif, par exemple, provoqué par une centrale nucléaire française de la vallée du Rhône, poussé par le mistral vers Genève et le Vaudois. Dans ces nouveaux scénarios de crise, il revient au Centre national d’alerte d’organiser l’évacuation de réfugiés vers l’est de la Suisse et de gérer les embouteillages sur les autoroutes. Des scénarios encore plus récents imaginent un avion de ligne s’écrasant sur une centrale nucléaire ou au beau milieu de Zurich. Mais, dans de tels cas de figure, on ferait appel à la police et aux pompiers. Et il est inutile de faire dérailler un train de produits chimiques pour corser les choses : ce seraient aux unités spécialisées dans les produits toxiques d’intervenir dans ce cas-là. La bonne vieille armée suisse populaire de conscription, on n’en a plus besoin. Dans ce contexte d’interrogations existentielles apparaît le projet de réforme “Armée xxi”, qui prévoit une modernisation et une meilleure formation des soldats. Il est manifestement bien accueilli et l’image de l’institution ne souffre pas le moins du monde du processus de réforme, bien au contraire. Comme le montrent les études de Karl Haltiner, professeur à l’académie militaire de l’ETH (université de Zurich), les Suisses approuvent à 75 % la restructuration, la réduction des effectifs, la diminution de la durée du service militaire et l’abaissement de l’âge de libération des obligations militaires.

Il y a environ vingt ans, 8 % des Suisses étaient favorables à une armée de métier. Ce chiffre n’a cessé d’augmenter, pour culminer il y a deux ans à 46 %. C’est essentiellement le Parti social-démocrate qui a fait sienne cette idée. Les avis ont cependant changé depuis le 11 septembre 2001 : l’armée de métier ne recueille plus que 40 % d’opinions favorables, tandis que le schéma actuel – dans lequel tous les hommes sont mobilisables jusqu’à l’âge de 50 ans – recueille les faveurs de 50 % des personnes interrogées.

Karl Haltiner avance deux raisons à cela. “Les sanctions contre l’Autriche ont laissé nombre de Suisses sans voix. C’est exactement à partir de ce moment-là que l’on constate un fort revirement de leur attitude à l’égard de l’UE.” Les partisans d’une défense autonome ont gagné le terrain que ceux d’une collaboration européenne ont perdu. Les attentats ont en outre renforcé l’attachement à la neutralité. “Quand le monde va mal, explique Haltiner, nous préférons nous occuper de nous.” L’armée a regagné prestige et reconnaissance. Dans un monde instable, elle est de nouveau considérée comme la garante d’une certaine sécurité. Cela ne l’empêche pas de se poser la grande question après celle du service militaire et de la conscription : à quoi sert-elle au juste ?

Une fois le matériel inutile vendu, reste à savoir ce que la Suisse souhaite pour l’avenir de son armée. Les autorités comptent poursuivre la réduction des effectifs et accélérer la professionnalisation de certains corps de haute technologie. Allons-nous maintenir le service militaire général ou laisser aux jeunes le choix entre un service civil et un service militaire ? Allons-nous supprimer le service militaire et confier le service des armes à une armée de volontaires ?

Tout autour de nous, de nouvelles alliances naissent en Europe et au sein de l’OTAN. Comment la Suisse compte-t-elle s’adapter à cette situation ? Sommes-nous prêts à contribuer à la stabilisation de l’environnement européen avec des interventions comme celle menée au Kosovo ? Ou bien allons-nous nous réfugier à nouveau dans notre neutralité et mettre sur pied une armée classique, chargée uniquement de défendre le territoire national ? Voulons-nous une armée pour assurer les tâches de la police, des pompiers et de la protection civile ? Avons-nous besoin d’une armée qui maîtrise l’ensemble de l’arsenal militaire ? Quels avions lui faut-il ? En démantelant nos escadrilles d’avions Hunter, nous avons renoncé à nos capacités de combat terrestre. En abandonnant nos Mirage, nous allons renoncer à notre capacité de reconnaissance. Quelle force voulons-nous mettre en avant ? Le seul transport ? La sécurisation de l’espace aérien ? Le soutien dont l’armée jouit actuellement disparaîtra rapidement si aucune réponse n’est trouvée à ces questions.

Charles Meyer

* Exposition nationale suisse qui se tenait du 15 mai au 20 octobre 2002, dans la région dite des “Trois Lacs”, autour de Neuchâtel

Cet article ainsi que beaucoup d'autres réunis sur le site http://www.gniark.ch/

 
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Réunions ordinaires les 2èmes mardi de chaque mois

prochaine réunion:

mardi 10 décembre

(réunions communes avec le comité de l'HASG)

20h30, réunions ouvertes à touTEs!!

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