Preuves historiques et juridiques
que le 5 rue Rousseau est un immeuble
d’habitation
- Nous rappelons
une évidence, à savoir :« L’avantage d’avoir Torre ».
- Suite à la
requête du 3 juillet 1969 demandant une « transformation intérieure »
du bâtiment sis au 5 de la rue Rousseau, parcelle 5552 ; le
Département des Travaux Publics (DTP) a accordé une autorisation pour
« transformations intérieures », « à titre précaire »
précisant que les conditions fixées par la Ville de Genève le 3 juin 1969
à Armand Torre (demandeur de l’autorisation) devaient être respectées.
- Le 11 juillet
1969, Claude Ketterer, représentant la Ville de Genève, pria le DTP
d’octroyer l’autorisation suivante :
-
Aménagement du
rez-de-chaussée et du 1er étage en magasin.
-
Les étages
supérieurs sont destinés aux dépôts et vestiaire du personnel.
… en priant le DTP de tenir compte de la lettre de
la Ville de Genève du 3 juin 1969, en particulier le paragraphe suivant :
« nous déconseillons l’engagement trop
onéreux de transformations, afin que nous ne soyons pas dans l’obligation de
donner de préavis défavorable en vertu de l’art. 1bis de la loi sur
les constructions ou d’être obligés de faire légaliser un plan d’aménagement de
quartier. »
- Suite à la
requête du propriétaire visant à rénover l’immeuble sis au 5 de la Rue
Rousseau, le Conseil administratif de la Ville de Genève a donné un
préavis favorable, le 17 septembre 2001 à condition de : « démontrer
que l’affectation du 2ème au 5ème étage en bureaux a
été formellement autorisée car, à défaut, les étages doivent être aménagés
comme logements. »
- Le Conseiller d’Etat,
dans son courrier du 12 décembre 2001, a délivré l’autorisation de
construire 97'366.
- Il commet l’erreur de
prétendre (sans aucun fondement) que : « lors de la délivrance
de l’autorisation de construire 64'525 du 5 novembre 1973, le bâtiment a
été autorisé avec une affectation de dépôt jusqu’au 5ème étage
y compris. ».
- L’objet de
l’autorisation 64'525 est : « construction cage
ascenseur ». Il ne s’agit pas d’un changement d’affectation
au sens de l’art.7 de la loi sur les démolitions,
transformations et rénovations de maisons d’habitation, du 25 janvier 1996
(ci-après LDTR).
- L’aménagement en
bureaux du 2ème, 3ème, 4ème et 5ème
étage de l’immeuble sis au 5 de la Rue Rousseau n’a jamais jamais
été formellement autorisé.
- De plus, il ressort
d’un courrier du 5 juillet 1973 de M. Claude Ketterer à Armand Torre que
l’autorisation de « construction cage ascenseur » fut, entre
autres, subordonnée à la condition suivante :
« vous vous engagez à
supprimer la cage en question, sans indemnité quelconque, à première
réquisition de la Ville de Genève, étant entendu de surcroît qu’il ne pourra
pas être tenu compte, en cas d’acquisition, ou d’expropriation de votre
immeuble par notre commune, de la plus-value donnée à votre bâtiment en raison
de la construction dudit ascenseur. ».
- Selon l’art. 25, al. 2 LDTR, il y a
pénurie d’appartements « lorsque le taux de logements vacants
considéré par catégorie est inférieur à 2% du parc immobilier de la même
catégorie ».
- Selon Monsieur Thierry Rosset,
Vice-président de la Société des régisseurs genevois, l’émission « Mise au Point » intitulée
« Des Loyers Déloyaux », diffusée par la Télévision Suisse
romande le 3 février 2002, la page 3 de la Tribune
de Genève du 22 février 2002, « Le taux de logements vacants à chuté
à 0,38% ».
- D’une part, la « véritable procédure d’expropriation » (ATF 119 Ia
356) que le législateur genevois a institué (Art. 25 à 38 de la LDTR) est
applicable. D’autre part, en vertu de l’art. 29 de la LDTR, « tout
appartement laissé vide doit être annoncé par son propriétaire ou son
gérant dans les trois mois au contrôle de l’habitant. ».
- Premièrement, l’immeuble sis au 5 de la
rue Rousseau est un immeuble d’habitation. Deuxièmement, la pénurie de
logements est avérée. Troisièmement, le propriétaire du 5 rue Rousseau est
obligé (art. 29 LDTR) d’annoncer
au contrôle de l’habitant que son immeuble est vide depuis belle lurette.
- Nous demandons donc
que la nullité de l’autorisation 97'366 soit reconnue par l’autorité qui
l’a délivrée et que des logements (pas des bureaux) soient aménagés au 5
de la rue Rousseau.