Des rénovations d'immeubles
étant en projet ou même en cours, une des préoccupations
principales est le maintien de la composition sociale
actuelle du quartier, de sa diversité et de son équilibre.
Deux points semblent importants:
3.1. Le maintien de logements
bon marché dans le quartier avec sa conséquence : des
rénovations seulement lorsqu'elles sont nécessaires,
au moindre coût, et étude des possibilités pour les
habitants de rester en place ou au moins revenir.
3.2. La promotion de diverses
formes nouvelles de "logement associatif", réclamant
l'engagement, le sens des responsabilités et un sentiment
d'appartenance sociale des habitants. Plusieurs expériences
existent déjà qu'il convient de soutenir.
Visitez le forum "Habitat"
Voir les liens
idoines sur l'habitat
avril 2003
cf. Mise
à jour de la page sur l'affaire toujours pendante
du 5, rue Rousseau
juillet 2002
Les menaces et les évacuations
se succèdent... en avril le 27, rue Rousseau, en
mai le 5 de la même rue, enfin en juin le 21, rue
des Etuves...
Dernières
nouvelles:
Malgré une fin de non-recevoir de la part du service
de la Gérance municipale, il semblerait que la Ville
de Genève en tant que propriétaire ne veuille
pas précipiter de nouvelles actions violentes qu'elle
cautionnerait (pour mémoire: réf)...
Restons vigilants...
Retour
sur le fond: Suite à la visite de la brigade
des squats lundi 17 juin au matin à l'appart' occupé
du 3e du 10, rue Lissignol, nous avons envoyé à
la Gérance immobilière municipale une lettre
de soutien aux occupants. En effet, la Gérance immobilière
municipale aurait enclanché la procédure
qui permettrait à la police de procéder à
une évacuation supplémentaire dans le quartier
de St-Gervais.
ON A TOUS BESOIN DE TOIT,
COMME L'ONT REAFFIRME PLUS D'UN MILLIER DE MANIFESTANTS
SAMEDI DANS LES RUES (cf. plus bas).
Extrait d'une lettre du Collectif
adressée à la Gérance immobilière
municipale le 17.06.02 à ce propos:
Les membres du Collectif du quartier
de Saint-Gervais se soucient de la pression exercée
sur les habitants d'un appartement occupé du 10,
rue Lissignol, 3e étage. En effet ce lundi matin
la brigade des squats s'est présentée en prétendant
posséder un ordre d'évacuation.
Nous avons peine à imaginer que le propriétaire,
la Ville de Genève, ou plus précisément
le gérant, le service de la Gérance immobilière
municipale aient demandé cette évacuation.
En effet, les habitants demandent depuis longtemps une régularisation
de leur situation. Outre une demande collective de logement
déposée depuis plus d'une année auprès
de votre instance par l'association L'Espérance (sise
à l'époque au 27, rue Rousseau ), les occupants
se sont inscrits individuellement auprès de votre
office par la suite, afin d'insister sur le caractère
urgent de leur demande. Enfin, lors d'une rencontre avec
votre collaboratrice Mme X, la représentante des
occupants a réitéré sa demande de pouvoir
payer un loyer pour l'appartement occupé.
Il nous semble prépondérant de signaler que
les habitants visés vivent dans le quartier depuis
plusieurs années, ont ici leurs réseaux de
sociabilité et participent de ce fait à renforcer
le tissu social du quartier, encore tailladé récemment
par plusieurs évacuations (en avril le 27, rue Rousseau,
en mai le 5 de la même rue, enfin en juin le 21, rue
des Etuves). Il faut peut-être rappeler que le droit
au logement est un droit à l'usage, ce qui revient
à dire qu'il convient de favoriser non seulement
l'accès à un toit mais aussi d'aider les gens
à trouver un lieu où ils aiment habiter. C'est
seulement à cette condition qu'ils peuvent devenir
des citoyens responsables et engagés.
NON AU DEPLACEMENT DES HABITANTS
DU QUARTIER!
Ci-joint
la lettre à
la GIM.
Pour
manifester votre soutien, prière de passer par l'association
de l'immeuble du 10, rue Lissignol "ThéoX"
ou par le Collectif.
COMMENTAIRE
DE LUCA: Je crois effectivement très important de
soutenir les occupants du 10 afin d'arrêter cette
hémorragie des habitants du quartier. Comme chacun
le constate tous les jours, c'est de voir des figures familières,
de pouvoir les saluer, s'attarder quelques instants à
converser qui fait un des charmes de notre bout de ville.
Si les logiques du marché impliquent un tournus aberrant
des habitants, il convient alors de lutter contre ces logiques.
Le droit au logement doit être pensé comme
un droit à l'usage, c'est-à-dire le droit
d'user du lieu qui nous convient (et dans une certaine mesure
dans la manière qu'il nous convient). Il n'est pas
remplit quand on se contente de fournir un toit, n'importe
où, n'importe comment à quelqu'un. Il faut
lutter pour offrir en matière de logement ce qui
est encore le privilège du nanti: le choix et la
sécurité dans le temps; c'est-à-dire
la possibilité d'avoir un véritable "chez
soi".
mars 2002
A noter que le front de l' "habitat"
est particulièrement tendu en ce moment, les logements sociaux
propriété de la Ville de Genève (une douzaine d'immeubles
dans les rues des Etuves, Rousseau, Lissignol, et la place
Grenus) et surtout les squatts (5-7 et 21 rue des Etuves,
27, rue Rousseau, ce dernier immeuble appartenant à Manor)
étant menacés par des "réhabilitations" (qui ressemblent
selon les cas à des rénovations lourdes) à brève échéance...
Quoi qu'il en soit, quels que soient les travaux prévus,
les loyers vont grimper, ce simple fait risque de chasser
de Saint-Gervais (quartier historiquement populaire) les
personnes aux plus faibles revenus...
Un Groupe de travail du Collectif traitant d'habitat
social et associatif auquel se sont associés un certain
nombre d'habitants d'immeubles menacés de St-Gervais et
des Grottes se sont réunis entre septembre et novembre 2001.
Au nom des associations d'immeubles représentées, ce groupe
a envoyé une lettre aux autorités compétentes (cf. PV novembre) pour
rappeler collectivement les besoins en termes d'habitat
à la fois social (loyers vraiment modérés) et associatif
(avec participation des habitants).
Prière de prendre contact avec les habitants ou de nous contacter pour voir
comment organiser la suite, en termes de logement, d'espace
de vie commune ou de quartier...
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