Bohdan Stehlik
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En se baladant dans une ville, je la dist
ingue des autres villes par la compositio
n et la structure du trottoir. Câest là,
où se manifeste pour moi la première cara
ctéristique qui la différencie des autres
villes. Cette différence se fait sentir p
ar lâintermédiaire des pieds qui se posen
t dessus. On accroche avec la pointe de s
a chaussure lorsque le sol nâest pas liss
é, le son diffère avec la résonance de la
surface et les vibrations qui proviennent
des camions (sâil y en a) ne sont pas les
mêmes. Et visuellement par sa couleur, le
s traces qui impriment avec les années le
s bus devant chaque arrêt, et même des fl
aques changent. Comme ça en marchant dess
us, je me forme des métaphores de chaque
ville à partir de son trottoir. Par exemple la ville de Bâle. Là les chaussées sont
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ uniformément coulées de la même matière, q
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ ui ne diffère pas vraiment de rue en ruelle
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ , et visuellement on ne distingue pas le tr
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ ottoir de la route. La surface est très lis
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ se et la pluie nâadhère même des années apr
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ ès le coulage pas. A Genève le trottoir res
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ semble plus à celui dâune grande métropole.
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ Ce sont ces plaques claires qui se distingu
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ ent bien par rapport à la rue. Justement il
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ s sont claires. Dans des ruelles moins visi
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ tées ils se permettent de dégringoler et dâ
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ avoir des trous, et au centre ville on sent
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ bien passer le trafic. Mais voilà, après qu
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ elques mois je me suis aperçu, que ça nâéta
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ it quâune illusion, du moins en partie. Les
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ présumées plaques eux aussi sont coulées, e
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ t quand le béton est encore mou, on leur im
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ prime des perforations et des bords, et com
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ me ça ils ont lâair dâêtre des plaques auto
ææææææææææææææææææææææææææææææææææææææææ nomes soigneusement posées côte à côte.
Dialogues :